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Fragile, At The Spirit of 66, Verviers, April 14th 2001

By Pierre Romainville

This is Pierre's original review in French . .

 

Fragile thank the crowd!
 

 
 

You can read an english translation of Pierre's review and see some more of his great pictures from the night here.

 

Ca me brûle les doigts de vous dire que c’était fantastique, merveilleux ….. mais je vais conserver quelques superlatifs pour la fin de mon histoire, et commencer par le début. Il était donc une fois, par un très gris samedi de Pâques et d’avril, toute une rédaction de magazine prog qui se décidait comme un seul homme (enfin presque) à braver les intempéries pour rejoindre le spirituel endroit où devait, selon les écritures et internet, se donner notre célébration pascale à nous. Au programme, quelque chose aussi comme une résurrection, celle de la musique que YES eût l’invraisemblable inspiration d’écrire voici bientôt … euh, quelques années.

Avec le copain MarcO, nous avions forte envie d’interviewer ces merveilleux archéologues (au profit du prochain Prog-Résiste). Sans avoir pris rendez-vous, Marc s’était pourtant consciencieusement muni de son recorder, confiant dans l’hospitalité légendaire du progueux (enfin, en général …) et dans le fair-play des citoyens de sa Gracieuse Majesté. Faut dire aussi qu’ils m’avaient fait l’honneur de publier ma précédente bafouille les concernant sur leur très joli site internet (www.yestribute.com), d’y adjoindre mes photos et de pousser la folle délicatesse jusqu’à traduire mes propos en Anglais ! Bref nous étions confiants, mais de là à être accueillis comme nous l’avons été ….. chapeau Messieurs, et merci pour votre gentillesse et disponibilité. Lequel d’entre eux allait se coller à répondre à notre calamiteux parler anglais ? Et bien moins d’une heure avant le début du show, c’est à CINQ, assis en rond, qu’ils allaient nous recevoir dans une instructive et amicale conversation dont nous devons réserver le contenu (n’avez qu’à vous abonner !) à PR.

Sont dans la salle, bien entendu, une grande majorité de ceux qui étaient déjà là en novembre dernier ; mais aussi quelques autres, attirés par ce que nous leur avions raconté, quoiqu’un peu sceptique sur le niveau de qualité dont nous nous étions fait l’écho … tss tss … comme s’il m’arrivait jamais d’exagérer !

C’est vrai quoi ! FRAGILE est le seul cover-band recensé de YES. Pourquoi d’après vous ? Parce que Yes est encore en activité ? Parce que la voix d’ Anderson est inimitable ? ? ? ? Vous voulez mon avis ? non ? je vous l’donne quand même : c’est passqu ‘ il s’agit d’une musique techniquement épouvantablement complexe, tant au niveau du jeu individuel que de la mise en place groupée. Que trouver 6 fêlés suffisamment virtuoses pour y arriver et fous pour le faire en terme de loisir, ça tient carrément du miracle. Le mot n’est pas trop fort. Profitons donc du miracle ; c’est Pâques pour tout le monde, après tout.

 

 

Robert on stage

Jon with the Rickenbacker

 
 

Steve

 

Mitch

 

Rapide tour de scène : Mitch a toujours sa Pearl rouge, Jon sa Rickenbacker blanche avec « Chris Squire » gravé dessus (allez savoir pourquoi ! ?), Ton sa Strato noire, Gonzalo son synthé Korg et clavier Yamaha, Robert ses Strato noire et Gibson LesPaul rouge. Mais contrairement à la dernière fois (et j’ai oublié de lui demander pourquoi), il a cette fois presqu’uniquement utilisé sa Gibson, dont le son plus « rond » et « gras » correspond mieux encore à mes gôuts, je vais donc pas m’en plaindre. Sur un chevalet (sans doute piqué à Steve Howe) trône aussi une 6 cordes acoustique sur laquelle il pourra sauter sans même se démunir de la gibson. C’est pas très élégant, certes, mais efficace.

Et que revoilà la même introduction classico-pompeuse permettant aux musiciens de s’installer (mais là ils auraient eu le temps dix fois) avant que ne démarre la machine. Direct un nouveau morceau, et récent de surcroît puisque tiré de Talk en 1994 : « endless dream » ; enfin seulement l’intro. Parce très vite, qu’est-ce qu’on entend ? un gros riff « Howien » reconnaissable entre mille (tchikatchikatchak), une lourde basse qui fait Miii puis Si-Mi-Laaaa et tout qui part sur un ryrthme que personne n’arrive à suivre ….

Normal, c’est …. « Siberian Khatru », avec son insensée introduction en 15/8 ! ! Enorme morceau de bravoure avec au milieu, pour corser le tout, des chœurs d’une beauté à pleurer. 9 minutes de bonheur intense. Break de clavecin, solo au bottleneck, lourde basse dont on dirait qu’elle joue parfois un autre morceau, et la rythmique aérienne dont Bruford avait le secret. Tout ce qui caractérise le YES de cette époque m’a toujours semblé être rassemblé dans ce morceau. Faites moi plaisir, allez donc mettre Siberian Khatru, c’est sur Close to the Edge (1972). Rien qu’en y repensant, j’ai encore des frissons, j’vous jure ! 2 constatations me viennent immédiatement : l’ importance de Mitch (le batteur) aux backing vocals ! Faire ça tout en drummant tient du prodige. Et aussi, peut-être même surtout, le son de la basse. J’avais été étonné en novembre par la relative « douceur » de la Rickenbacker de Ion Bastable, par rapport aux Stoïïïïnnngg dont Squire avait le secret. Ion me disait mettre cela sur le compte de son ampli, qui n’est pas son habituel, trop volumineux pour quitter son île. Ce soir, comme par enchantement, j’ai pleinement retrouvé ce son si caractéristique à la musique de YES. Super. Question de réglage, sans doute ; à moins que les nouveaux baffles de Francis… ? ? Qu’est-ce que je vais pouvoir dire de mal, alors ?

« all good people », ritournelle un peu répétitive tirée de « YES Album », n’est pas pour faire tomber la pression, au contraire. Elle a le mérite de faire chanter une bonne partie de l’assistance publique, dont je (pardon Fred et Claude, qui étaient à mes côtés ..). Deux morceaux de Fragile maintenant (1971). « South side of the sky » un rock bien carré nouveau dans leur répertoire, juste entrecoupé d’un passage classifiant au piano, histoire de saluer un Gonzalo perpétuellement jovial et hilare, recherchant constamment l’œil complice d’un spectateur pour partager sa bonne humeur, décidément communicative. Sacré Gonzalo, il nous ferait presque croire que c’est facile de jouer du Wakeman ! Puis « Heart of the sunrise », un véritable défi pour guitariste que ce morceau. Whaff, ti quène claque qu’on prend. Même ceux qui s’y attendaient en prennent plein la tronche. C’est incontestablement encore meilleur que la 1ère fois. Et Robert (le guitariste) n’y est pas pour rien. Il semble plus à l’aise, détendu. La scène lui appartient maintenant et il nous livre un « clap » très démonstratif quant à ses qualités techniques. Une guitare acoustique, ça ne pardonne rien, on le sait. Il est fort, très fort.

Après « Perpetual Change » (encore un nouveau morceau), voilà qu’ils nous annoncent une petite composition personnelle, due au travail compositoire de Gonzalo et Robert. Alors là, chose inouïe, Méta-Morphose comme on disait dans Goldorak, voici notre Robert qui se transforme instantanément en Andy Latimer. Une somptueuse mélodie de Gibson à peine saturée sur des claviers aériens que ne renierait pas Ton Sherpenzeel, on y est, Camel est dans la salle. Même que Robert s’efforce (très naturellement) de pousser un peu la grimace et les contorsions de mâchoire, sans arriver bien sûr aux inimitables mâchonnements du chameau en train de blatérer dont est capable Latimer, évidemment, quand même …. Pas mal, ça, les gars ; continuez seulement !

Nous on le savait, que « owner of a lonely heart » allait être méconnaissable. Mais quand même, c’est toujours un choc de l’entendre dans cette version « claptonesque » aux influences mélangées de reggae et JJ.Cale. Robert n’est pas pour rien dans cet arrangement original, me suis-je laissé dire. Bravo. Je persiste et signe : je préfère cette version à celle 90125 (qui vous l’aurez compris n’est pas mon Yes favori). Le first set se termine encore avec une nouveauté (enfin, nouveau pour Fragile) : « Wonderous Stories ». Cette pièce avait le double mérite de receler une mélodique beauté intemporelle, mais aussi de précéder « Awaken » sur « Going for the one ». C’est vous dire si je l’ ai entendu ce morceau, depuis sa sortie en 77.

 
 

Profitons de la mi-temps pour parler un peu du son. J’ai toujours un peu peur, trop près de la scène et la gueule dans l’ampli guitare, de ne pas bien percevoir les claviers qui eux, ne passent que dans la sono. No problem today ! ! Même de la où j’étais (dans les lacets de Robert), le mixing était irréprochable. C’est avec « Cinema » qu’on se remet en route après le break, avant d’entamer un long medley dans lequel on va retrouver du « gates of delirium », du « Tales from T.O. » et d’autres merveilles, mais surtout ce moment historique ou Steve Carney (Jon Anderson réin-Carney)(je l’avais déjà faite, je sais) et Gonzalo nous font « Soon ». Heureusement que j’avais mon mouchoir. Et les frissons bien visibles sur les bras de certains voisins n’étaient pas dûs au climat du Spirit, croyez-le bien. Hein Marc ? La prestation de Steve est étonnante. A certains moments troublante. Il a beau nous dire ne jamais se prendre pour Jon Anderson, c’est …….. difficile à expliquer. Troublant, quoi. Mais quelle voix !

Un bon « Starship trooper » pour terminer, mais aussi la géniale présentation des musiciens où chacun y va de son petit morceau choisi : Robert nous fait un « Thick as a brick » plus vrai que nature avec Gonzalo au synthé-flûte, ce dernier choisit l’introduction au piano d’ « Awaken », Mitch nous chante de derrière sa batterie une bonne partie de "Comfortably Numb » (ben oui, du Floyd, quoi !), viendront aussi Led Zep et Emerson-Lake-Palmer avec un Ton qui s’en donne à cœur joie. Décidément ces gens ont comme qui dirait un « bagage » intéressant !

Rappels prévus avec « Roundabout » et la finale de « Endless Dream ». Et si, pourtant, le dream a une end, puisque c’est fini. Enfin presque. Puisque quelques Ekwè bien hurlés les refont sortir une dernière fois de la cave et nous faire refrissonner avec « The Meeting », une mélodie inoubliable tirée de « ABWH ». C’est fois c’est bien fini. Mais comme ils sont au bar déjà 2 minutes après la fin du gig, j’en profite pour leur poser la dernière question existentielle de la soirée : pourquoi pas Awaken ? (Jean-Marc était inconsolable).

Gonzalo et Jon se disent prêts, mais Mitch fait la grimace : trop compliqué. Faire les chœurs et battre en même temps la partie centrale du morceau semblent être un défi insurmontable. Pourtant, au sourire entendu des 2 autres, je comprend quelque chose comme « on va y arriver, la prochaine fois sûrement ! ». Que vous dire encore ? que Francis a failli m’étouffer en me serrant dans ses bras ? non, pas d’intérêt. Que nous avions l’air tous bien fatigués ? non pas d’intérêt non plus. Ah si quand même, Gilles qui dit aux musiciens en train de ranger leurs instruments « be careful, it’s fragile …. » . Faut dire qu’il était très tard. C’est bon je m’arrête. Au fait, vous ai-je dit que c’était fantastique et merveilleux ? ? ? oui, hein ?

Piero.

Pierre Romainville

 

The humourous Gonzalo . . .

. . . and more of Mitch

 
 
 

You can read an english translation of Pierre's review and see some more of his great pictures from the night here.

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